Un petit tour de l'actualité technologique et des NTIC avec quelques remarques...
27 avril 2010
A lire... le document ACTA traduit en français
Ces accords doivent permettre de mettre en place les moyens nécessaires de lutte contre la fraude et notamment contre le piratage d'œuvres protégées par les droits d'auteurs, dans leurs pays de création. Il est intéressant de noter que les-dites dispositions pourraient aller à l'encontre de la neutralité du réseau.
Pour celles et ceux que ça intéresse donc... Bonne lecture.
07 avril 2010
Le chiffre du jour : 26
Je considère ce pourcentage énorme tant les dangers d'Internet sont présents...
à voir sur le site de France2, le reportage des infiltrés.
20 mars 2010
(Depeche) Le piratage fera-t-il 1,2 million de chômeurs en Europe en 2015 ?
du cabinet de consultants Tera, présentée mercredi 17 mars à Bruxelles, le téléchargement illégal de films, séries télévisées, musique et logiciels aurait déjà coûté 10 milliards d'euros de recettes et plus de 185 000 emplois, en 2008.
Les résultats de cette étude, approuvés par des syndicats d'employés, des organisations patronales de ces industries et la Chambre de commerce internationale, ont déjà suscité de nombreux commentaires. "L'argument que l'on peut nous opposer, est que cela ne concerne "que" 200 000 emplois environ, par rapport à 14 millions d'emplois du secteur, ce qui représente environ 1,5 %. C'est un constat et n'est pas maximaliste", souligne Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine et directeur scientifique de l'étude.
Ces pertes sont à mettre en rapport avec le chiffre d'affaires du secteur, estimé en 2008 à 860 milliards d'euros, soit 6,9 % du PIB de l'Union européenne, et 14 millions d'emplois. Mais il faut noter que l'acception de l'"industrie créative" est large pour les auteurs de l'étude, incluant certes l'industrie musicale et cinématographique, mais aussi, les agences de publicité, les éditeurs de logiciels et les vendeurs de matériels, et même les transports qui en dépendent... "Il y avait jusqu'alors une définition, reconnue par la Commission européenne, qui avait tendance à limiter l'industrie créative au périmètre des industries culturelles. Nous nous sommes appuyés pour notre part sur la méthode de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, qui au lieu de regarder le cœur de l'activité, consiste à regarder l'écosystème des industries créatives", explique le professeur d'économie.
La première difficulté que pose une telle étude est l'évaluation des volumes du piratage. Compilant des données pour la musique, le cinéma et le logiciel, le rapport souligne notamment que le marché de la musique a baissé de 36 % à l'échelle européenne entre 2004 et 2008. Pour l'industrie du cinéma, Tera enregistre "une baisse de 57 millions d'entrées en cinq ans", quand "les ventes de DVD accusent une baisse de 14 %", entre 2004 et 2008.
DIAGNOSTICS CONTRADICTOIRES
A partir de ces volumes de piratage estimés, Tera établit à 9,9 milliards d'euros le manque à gagner au sein de l'Union européenne en 2008. Pour y parvenir, les consultants ont notamment établi, concernant la musique, "un lien de substitution" entre le piratage et la consommation de contenus légaux, de l'ordre de 10 %. Les taux sont plus variables concernant les productions cinématographiques et les séries télévisées. De nombreuses études ont tenté d'évaluer ce taux de substitution, variant souvent entre 0 % et 30 %. "Les études qui mettent en avant une neutralité, voire un effet positif du piratage, sont très minoritaires. Si l'on avait seulement la moyenne entre les différentes études qui évaluent le taux de substitution, nous aurions probablement atteint 10 %", assure M. Geoffron. Mais selon d'autres études, comme celle, désormais célèbre, des chercheurs Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf , les effets du piratage sur les ventes physiques seraient néanmoins "négligeables".
Comment en déduire, enfin, de supposées pertes d'emploi – 186 400, dont plus de 31 000 en France, en 2008 ? "Il est compliqué de traduire en emplois perdus, dans chaque pays d'Europe. Ce n'est pas parce que les Espagnols et les Italiens téléchargent le plus que c'est chez eux qu'il y a le plus d'emplois perdus. Cela n'a pas de sens, car les produits téléchargés viennent d'ailleurs", souligne Patrice Geoffron. C'est pourquoi les 740 millions d'euros de pertes dus au téléchargement illégal en 2008 en France doivent être pris avec précaution.
Le manque à gagner de l'industrie créative pour 2015, qui pourrait s'élever à 240 milliards d'euros et ferait perdre au secteur entre 611 000 et 1,2 million emplois, suscite aussi les interrogations. Dans l'hypothèse basse, Tera s'est basé sur les prévisions de l'industriel Cisco, selon lesquelles le peer-to-peer reste le vecteur dominant du téléchargement illégal. Le taux de croissance le plus élevé inclut de nouvelles techniques de piratage, comme le streaming, le téléchargement direct. "Nous avons voulu faire une sorte de stress test : la fourchette haute est maximaliste, et revendiquée comme telle", assure le directeur scientifique de l'étude, qui estime aussi qu'il est trop tôt pour évaluer l'efficacité de dispositifs comme Hadopi en France.
03 mars 2010
06 février 2010
(Depeche) : Rapport de l'EPITECH : HADOPI, une loi pleine de contradictions
Rapport de l’Epitech sur Hadopi 2 : une loi pleine de contradictions
Hadopi 2 voudrait permettre de réduire le téléchargement illégal
Ce 14 janvier 2010, l’Epitech, école d’informatique et de nouvelles technologies, faisait le bilan de son étude sur Hadopi
2. 1.499 personnes ont été interrogées dans le but de comprendre les
réactions et le comportement des Français à l’égard du téléchargement
illégal et de la sécurité informatique.
Ce qui ressort avant tout
de ce débat, c'est l’incohérence des résultats. En effet, 57% des
personnes interrogées pensent qu’il est normal d’interdire le
téléchargement illégal, 94% sont en faveur de la rémunération des
artistes et 80% comprennent que le piratage n'est pas bénéfique aux
chanteurs et autres cinéastes. Pourtant, 58% des personnes sondées
téléchargent illégalement et 24% quotidiennement. Il en est de même
pour ce qui est de la sécurité : 94% des individus savent que les
échanges laissent des traces sur le net, cependant, seuls 52% trouvent
cela inquiétant.
Comment expliquer ces chiffres ? Une loi mal
comprise ? Pas prise au sérieux ? Inapplicable ? Il semblerait que ce
soit tout cela à la fois. Pourtant, voila quelques mois qu’Hadopi
occupe les médias et les politiciens. De même, 90% des sondés pensent
changer leurs habitudes suite à l’adoption d’Hadopi par le
gouvernement. Les citoyens ne voient dans ces lois qu’une forme de
répression visant à remplir les caisses de l’Etat : selon eux, les
politiciens ne se donnent pas les moyens techniques d'appliquer cette
loi, pourtant de loin les plus importants lorsque l’on parle
d’informatique.
Pour ce qui est de la sécurité, il faut également
des moyens. Les adresses IP peuvent facilement être piratées et
utilisées à mauvais escient. De plus, rares sont les citoyens qui sont
capables de protéger efficacement leur ordinateur
en raison du coût des logiciels nécessaires, même si la sécurisation du
PC sera, avec la mise en place d'Hadopi, plus que préférable.
Le rapport souligne également le fait que l’on pourra toujours écouter de la musique et regarder des films gratuitement grâce aux sites de streaming. La pénalisation du téléchargement n’aura peut-être pas les conséquences voulues sur la vente de CD et de DVD.
Enfin,
le rapport émet une solution, moins prohibitive que de simples amendes
dont la visée n’est pas de faire réfléchir mais de faire peur : éduquer
la population, dispenser les connaissances informatiques de base et inculquer la valeur des œuvres, qu’elles soient littéraires, musicales ou cinématographiques.
09 octobre 2009
Vue sur mon iPhone
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Je sais que c'est pour bientôt... Enfin voilà une preuve flagrante !
01 octobre 2009
(Depeche) : L'iPhone et les clés 3G saturent les réseaux télécoms
L'explosion du trafic de données sur mobiles engendre déjà des problèmes de saturation des réseaux et pourrait causer des pannes plus sérieuses si les opérateurs télécoms n'augmentent pas leurs investissements, disent des experts. La généralisation des smartphones et d'ordinateurs portables équipés d'une clé 3G constitue une nouvelle manne de revenus pour les opérateurs, mais elle les contraint également à repenser leurs réseaux, d'abord conçus pour transmettre la voix et les SMS.
Un appareil du type de l'iPhone d'Apple consomme 30 fois plus qu'un téléphone portable classique et une clé 3G représente 450 fois plus de trafic, explique Pierre-Alain Allemand, directeur général des réseaux du groupe SFR.
Face au différentiel de consommation et au succès des offres "data", les investissements déjà entrepris, pour déployer notamment la technologie IP, s'avèrent aujourd'hui insuffisants.
"On assiste à une congestion du réseau dans les zones urbaines, aux heures de pointe", rapporte à Reuters Pierre Carbonne, analyste de l'Idate.
SFR, la filiale télécoms de Vivendi, qui dit avoir déjà largement entrepris la transformation de son réseau pour éviter des tensions, a vu le trafic de données de ses clients multiplié par dix en 2008 et estime qu'il devrait être encore dix fois plus important en 2012 par rapport à son niveau actuel.
Les plans d'investissements à long terme des opérateurs, qui n'anticipaient pas de telles progression et complexification du trafic, doivent donc être réajustés à la hausse, mais plusieurs rechignent à augmenter leurs dépenses.
"Les opérateurs courent le risque d'avoir des pannes qui pourraient faire la une des journaux", dit Ahmed Guetari, directeur technique zone Europe de l'équipementier réseaux Juniper Networks, interrogé par Reuters.
Stuart Reid, de l'agence de crédit Fitch Ratings, table sur une reprise de l'économie pour dynamiser les investissements, mais d'autres spécialistes estiment qu'au-delà de l'influence de la conjoncture, c'est le modèle même des forfaits "data" - à prix fixe mais au trafic potentiellement illimité - qui est remis en cause.
DÉPENSES NÉCESSAIRES, REVENUS INCERTAINS
"Le trafic progresse, mais les investissements ne suivent pas, de la même façon que l'utilisation du réseau croît, mais les revenus ne suivent pas", expliquait Mika Vehviläinen, directeur opérationnel de Nokia-Siemens Networks, lors d'un entretien à Reuters début septembre.
Dans le cadre des forfaits "data" actuels, des applications gourmandes congestionnent le réseau, engendrant des coûts supplémentaires pour les opérateurs, mais l'utilisateur continue de payer un prix fixe pour une quantité de données potentiellement illimitée.
Craignant un plafonnement des revenus mobiles, des opérateurs hésitent donc à investir.
"Une antenne relais de plus n'engendrera pas davantage de revenus, elle donnera seulement lieu à plus de capex", résume Bjørn Amundsen, directeur de la couverture mobile du norvégien Telenor, qui a néanmoins précisé à Reuters que son groupe a mené au cours des six derniers mois 800 projets de mise à jour de son réseau destinés à absorber l'augmentation du flux de données.
En France en 2008, le montant total des revenus du transport de données était de 3,1 milliards d'euros (+27%) sur le segment mobile, selon l'Arcep. C'est l'équivalent des seuls investissements de France Télécom sur le segment mobile dans le pays au cours de la même année.
SERVICE DÉGRADÉ
En réaction à l'explosion du trafic, plusieurs opérateurs ont choisi de fixer un plafond de téléchargement à leurs clients, au-delà duquel la qualité de service est dégradée.
Cinq à dix pourcent des utilisateurs utilisent 80% à 90% du trafic, rapportent des opérateurs, pour qui la solution d'un plafond accompagne des mises à jour ponctuelles du réseau.
Afin de soulager une partie de la pression, d'autres groupes, comme SFR en France ou Telstra en Australie, ont préféré investir dans des équipements leur permettant de réorienter le flux de données mobiles vers les réseaux fixes.
Avec les contributions de Leila Abboud à Paris et Tarmo Virki à Helsinki, édité par Jean-Michel Bélot
